Le pouvoir des mots : comment les surnoms peuvent nuire à la santé mentale

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 Collègues mangent ensembleDans bon nombre de nos interactions quotidiennes, nous utilisons des épithètes comme raccourcis pour décrire diverses émotions, observations et réactions. Habituellement, celles-ci se manifestent par des surnoms affectueux (ou parfois méchants) que nous donnons à des amis proches ou à des collègues. Ces surnoms ont bien souvent tendance à être des termes diagnostiques réels qui étiquettent quelqu’un au hasard en fonction de son comportement : TOC est utilisé pour identifier un ami qui se demande sans cesse si son vélo est bien verrouillé ou non; TDAH est utilisé pour désigner un collègue qui demeure rarement concentré ou qui arrive régulièrement au travail en retard. L’usage de surnoms liés à la santé mentale pose un double problème : cela peut blesser les personnes à qui on attribue au hasard un grave problème de santé mentale, ainsi que celles qui ont reçu un diagnostic par un professionnel de la santé et qui vivent avec un trouble réel.

Lorsqu’on parle de trouble obsessionnel compulsif (TOC), de trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) ou de trouble de stress post-traumatique (TSPT), nous utilisons peut-être ces termes pour décrire une situation momentanée ou une observation. Par contre, pour les personnes vivant avec la réalité d’un diagnostic officiel, leur situation peut devenir éprouvante de manière imprévisible. La vie peut être difficile pour elles et les gens qui les aiment et s’en occupent. Une opinion non éclairée ou non professionnelle sur la santé mentale de quelqu’un peut entraîner des conséquences inutiles, voire tragiques. Que ce soit un problème de santé physique ou mentale, il est important d’être bien informé et d’en parler avec quelqu’un qui possède les connaissances et les compétences nécessaires pour conseiller sur les prochaines étapes à suivre.

Si vous craignez que vous ou un être cher présente des symptômes associés à un TOC, un TDAH, un TSPT ou tout autre trouble de santé mentale, communiquez avec votre professionnel de la santé ou votre PAEF. Une franche conversation avec un professionnel de la santé mentale vous aidera à suivre les étapes nécessaires pour retrouver la santé.


 

Par Noi Quao. Noi possède plus de 25 ans d’expérience auprès des personnes devant surmonter des situations de crise ou des événements traumatisants. Noi œuvre chez Shepell depuis 2001. Il supervise actuellement les opérations stratégiques des Services de soutien à la suite d’événements traumatisants et les interventions sur place auprès d’organisations clientes et d’employés aux prises avec tous types d’événements traumatisants, partout au Canada et à l’échelle internationale.


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