Le jeu en ligne

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Le jeu en ligneC’est un fait reconnu que le premier site de jeu en ligne a été créé à Antigua au milieu des années 1990 et que le premier casino en ligne a fait son apparition en 1995. Aujourd’hui, en raison de la sécurité accrue d’Internet et des demandes en matière de confidentialité et d’accessibilité formulées par les gens, le jeu en ligne atteint des sommets inégalés. Le magazine Forbes estime que le poker en ligne rapporte à lui seul environ 15 milliards de dollars, dont 6 milliards de dollars proviendraient directement des États-Unis. Les paris sportifs attirent 32 millions de personnes au Canada et aux États-Unis. Il n’est donc pas surprenant de constater que le jeu en ligne, aussi appelé « jeu sur Internet » ou « cyberjeu », représente une ressource facile d’accès et souvent sans merci pour les adeptes du jeu ou ceux présentant une prédisposition pour la dépendance.

Pour des raisons fiscales ou juridiques, un grand nombre d’autorités dans le monde ont appliqué des restrictions sévères aux utilisateurs. Des pays comme la Russie et l’Inde rejettent tout jeu qui utilise la technologie comme point de départ pour la distribution. Cependant, le magazine Forbes signale que le jeu en ligne deviendrait une entité juridique à part entière aux États-Unis d’ici environ un an afin que le gouvernement puisse mettre la main sur les impôts qui y sont associés. Au Canada, certaines provinces offrent en ligne des jeux de casino interactifs. Cependant, les Canadiens ont aussi accès à entre 1 200 et 1 400 sites Web hébergés à l’étranger. Par conséquent, il ne faudra pas s’étonner si le nombre d’utilisateurs augmente drastiquement puisqu’il est facile pour une personne d’entrer dans le monde du jeu en ligne.

Selon un rapport publié par la Nova Scotia Gaming Foundation, 6 % des jeunes de 15 à 17 ans ont déjà joué en ligne pour de l’argent. Toujours selon ce rapport, de 6 à 9 % des élèves de niveaux secondaire et collégial aux États-Unis et au Canada sont des adeptes du jeu en ligne. De plus, il semble que les 26 à 35 ans soient ceux qui jouent le plus au poker ligne et que les 46 à 55 ans préfèrent les jeux de type casino.

Puisque le jeu en ligne ne cesse de gagner en popularité, l’accès au soutien pour résoudre des problèmes de jeu doit croître au même rythme.Les sites de jeu en ligne canadiensoffrent des outils sur le jeu responsable afin d’en faire la promotion. Ces outils personnalisés de gestion du jeu permettent au joueur de fixer ses limites afin de gérer un possible comportement à risque. Certains outils offerts comprennent ce qui suit :

o   Des tests d’autoévaluation aident l’utilisateur à prendre conscience de ses habitudes de jeu et à établir les limites appropriées pour son niveau de jeu.

o   Grâce à l’enregistrement de limites de dépôts et de pertes dans un compte de jeu en ligne, le joueur peut restreindre le montant à jouer ou à perdre.

o   L’utilisateur peut se servir d’une minuterie pour fixer une limite de temps de jeu et connaître depuis combien de temps il joue.

o   Grâce à des outils d’interdiction d’accès et d’autoexclusion, l’utilisateur peut prendre une pause de quelques jours ou, au besoin, bloquer complètement l’accès au site.

Ceux qui choisissent le jeu en ligne pourraient aussi opter pour le soutien en ligne. Le site Gamtalk (en anglais seulement) comporte un groupe de soutien en ligne permettant aux joueurs, dans le cadre de forums de discussion, de parler de leurs problèmes et de partager leurs idées pour gérer les habitudes de jeu. Une autre ressource dès plus utiles est le Centre de toxicomanie et de santé mentale, le plus grand établissement de santé mentale et de toxicomanie au Canada.

En plus des mesures de soutien traditionnel comme Gamblers Anonymes, des séances de counseling en personne avec un conseiller spécialisé dans cette problématique et du counseling du PAEF, la technologie fait des progrès et propose d’autres solutions : des sites de soutien par les pairs et des applications mobiles gratuits et accessibles à tous ceux qui disposent d’un appareil mobile. Les applications peuvent être téléchargées dans l’appareil mobile de l’utilisateur. Elles proposent de l’information sur une vaste gamme de sujets, allant de l’information générale sur les problèmes de jeu aux autoévaluations sur les habitudes de jeu, en passant par la prévention du jeu compulsif. Peu importe le moyen choisi, le seul fait de savoir qu’il existe du soutien est la première étape vers la guérison.

Par Jim Nemeth et Amy Demont. Jim est coordonnateur des services au centre de ressources du jeu responsable situé dans le Casino Nova Scotia à Sydney, au Cap-Breton. Jim travaille pour Morneau Shepell et le centre de ressources du jeu responsable depuis plus de huit ans. C’est en 2010 qu’Amy a commencé à travailler à titre de chef d’équipe au Centre d’information sur le jeu responsable situé dans le Casino Nouveau-Brunswick, à Moncton, s’occupant à la fois des clients et des employés du casino. Elle supervise actuellement cinq centres de jeu responsable dans trois provinces.

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