Le désengagement chez les employés : des zombies au travail

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un travailleur féminin malheureuxL’Halloween est à nos portes et les zombies sont de retour, mais pas seulement les faux. Avez-vous déjà songé que des « morts-vivants » pouvaient nous côtoyer au travail à notre insu? Dans son récent billet intitulé Employee Engagement: Is Employee Disengagement a Form of Death?(« L’engagement des employés : le désengagement est-il une forme de mort? »), le blogueur David Zinger aborde ce phénomène. Pour moi, il est évident que ce titre capte l’attention et souligne la gravité de cet enjeu pour les organisations, et pourtant, elle fait abstraction des employés qui sont toujours vivants… mais à peine. Les zombies ne savent pas qu’ils sont morts, alors comment un employé pourrait-il se rendre compte qu’il est au bord du gouffre ou que sa situation est désespérée?

En tant que gestionnaire, je me demande comment identifier un employé qui est sur le point de « rendre son dernier souffle » ou même me rendre compte que j’en suis là également (peut-être sommes-nous tous les deux maintenus en vie artificiellement!). Cette prise de conscience est importante pour éviter de se laisser gagner par le syndrome du zombie au travail.

Voici quelques signes de désengagement chez un employé :

  • il regarde sans cesse sa montre;
  • il compte les heures et les jours avant de quitter le travail ou de partir à la retraite;
  • il estime que le lundi est le pire jour de la semaine;
  • il fuit les responsabilités et les tâches supplémentaires;
  • il n’a plus la volonté d’améliorer les choses;
  • il se réjouit d’avoir une excuse pour se déclarer malade;
  • il n’aime pas son gestionnaire et évite les contacts avec lui;
  • il n’a plus confiance en la direction;
  • il ne se sent pas apprécié à sa juste valeur;
  • il ne se sent pas respecté;
  • il manque d’assiduité au travail;
  • il se laisse déconcentrer au travail par ses marottes au détriment du respect des échéances;
  • il remet souvent ses tâches à plus tard;
  • il n’éprouve plus de plaisir au travail.

Les gestionnaires devraient savoir quoi faire pour éviter de contribuer à la « mort » de leurs employés. Ils doivent déterminer comment gérer leurs plaintes et souligner leur apport; ils doivent aussi se demander s’ils prennent soin de leurs employés. Après tout, si un gestionnaire ne voit pas qu’un employé qui se plaint prouve qu’il est toujours « vivant » parce qu’il ose parler de ce qui ne va pas, alors il ne l’aide pas à se sortir de sa léthargie.

Voici quelques suggestions aux gestionnaires pour redonner vie à leurs zombies :

  • témoignez de la reconnaissance à l’employé qui réalise discrètement ses objectifs chaque année et remerciez-le;
  • posez-lui des questions et exprimez des préoccupations sincères si vous constatez qu’il laisse passer des possibilités qui lui conviennent;
  • réitérez votre confiance en lui et votre respect par des petits gestes au quotidien;
  • donnez-lui la possibilité de s’épanouir en valorisant son travail.

L’engagement peut être stimulé à la fois par les gestionnaires et les employés. Lorsque nous reconnaissons des signes de désengagement, évitons de sombrer et faisons preuve de respect envers soi-même et les autres. Chaque personne de l’organisation a le potentiel de renaître avec dignité. Prenez le temps de vous demander si vous vous êtes déjà présenté au travail en souhaitant que personne ne remarque que votre cœur n’y était tout simplement pas. Peut-être êtes-vous surchargé de travail ou trop peu stimulé? Peut-être éprouvez-vous de l’antipathie ou du mépris à l’égard de votre gestionnaire? N’oubliez pas : ne laissez pas ces émotions vous envahir. Elles créent un état émotionnel négatif, en plus d’être nocives pour votre santé ainsi que l’organisation. Élaborez un plan pour relancer votre carrière, vos relations et votre vie.