L’art de la garde partagée après un divorce (première partie)

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un couple assis sur les extrémités d'un canapéLe partage n’est-il pas un des principes universels et une des valeurs que nous tentons d’inculquer à nos enfants dès leur plus jeune âge? « Sois gentil! » « Prête tes jouets! » « Il ne reste qu’un seul biscuit, offre-le à ton ami ou partage-le en deux. » En tant qu’adulte, pourquoi est-il si difficile de transformer nos paroles en actes?

Prenons l’exemple de deux conducteurs qui convoitent le même espace dans le stationnement du centre commercial. J’ai rarement vu un des conducteurs battre en retraite et céder gentiment la place à l’autre. Les deux conducteurs tiendront absolument à leur droit respectif à cet espace, tout en se montrant compétitifs et possessifs.

L’objectif du présent article n’est pas de discourir sur l’étiquette du stationnement, mais plutôt sur l’art du partage, dans ce cas-ci, le partage de ce que nous avons de plus précieux – nos enfants. Nous voulons ce qu’il y a de mieux pour eux, mais pour une raison obscure, le divorce semble obnubiler notre volonté et fait en sorte que les émotions prennent le dessus sur la logique.

On croirait qu’une fois que le mot « séparation » est prononcé par les conjoints, ce sont les prérogatives, la possessivité et la controverse qui prennent le pas. Une partie de cette angoisse est normale, puisque jamais nous n’aurions cru divorcer un jour. Nous avons tenu pour acquis que cela ne nous arriverait pas et que, si jamais c’était le cas, nous n’agirions sûrement pas comme les autres couples.

Il s’agit évidemment du point de vue de quelqu’un de l’extérieur, car une fois emporté par ce tourbillon, notre douleur, le deuil à faire et notre colère influencent notre attitude, nos réactions et notre jugement. Le divorce détruit notre routine et affecte nos relations. De plus, nous devons prendre nombre de décisions difficiles. Cette situation peut provoquer de l’anxiété et nous faire craindre de perdre encore davantage : la perte financière, la perte de certains amis communs, la perte de notre maison, et même la perte de notre identité.

Ne vous méprenez pas, j’ai vu des couples capables de civilité et de collaborer ensemble dès le début, mais ce n’est pas la majorité. Habituellement, il faut beaucoup de temps et d’efforts pour en arriver à une entente acceptable et qui fonctionne. Vous devriez toujours accorder la priorité aux besoins de vos enfants, et c’est en mettant l’accent sur ces besoins que vous réussirez en tant que coparents. Comment pouvons-nous y arriver?

N’oubliez pas ce qui suit :

  1. Écoutez votre enfant d’abord et avant tout – Votre soutien est essentiel pour votre enfant qui doit lui aussi s’adapter au divorce. Soyez attentif à ses réponses, à ses comportements et même à son silence. Encouragez-le à exprimer ses émotions et validez ce que vous entendez, même si c’est difficile pour vous.
  2. Évitez à tout prix de médire de l’autre parent – Il est crucial pour le bien de votre enfant (et de votre relation avec lui) que vous évitiez de parler en mal de l’autre parent, à moins que vous n’ayez de sérieuses raisons de vous inquiéter. Souvent, les enfants ont naturellement tendance à vouloir protéger leurs parents. Malheureusement, le divorce les place dans une situation difficile, puisqu’ils sont pris entre deux personnes qu’ils aiment. Rappelez-vous que ce n’est pas leur divorce. Ils devraient donc avoir le droit d’aimer votre ancien conjoint et d’apprécier le temps passé avec lui, et ce, peu importe l’opinion que vous avez de lui.
  3. Soyez civilisés – En plus d’éviter de médire de votre ancien conjoint, il est tout aussi important que vous et lui soyez civilisés l’un envers l’autre, quitte à faire semblant, particulièrement quand les enfants sont là. Ne prenez pas vos enfants ou qui que ce soit d’autre à témoin de vos discussions ou de vos divergences d’opinion.
  4. Adoptez une philosophie parentale semblable – Il n’est pas question ici de partager la même philosophie! Il est tout à fait normal et compréhensible que vous et votre ex ayez des approches ou des opinions différentes relativement à la façon d’élever vos enfants. C’était la même chose quand vous étiez mariés, mais essayez de conserver les valeurs de base sur lesquelles vous vous étiez entendus quand vous avez eu vos enfants. Recherchez les points communs plutôt que de laisser les conflits vous miner.
  5. Ayez une attitude positive – Concentrez-vous sur vos réussites en tant que parents. Souvenez-vous d’expériences passées et des leçons apprises pour vous aider, vous et votre ancien conjoint, à affronter ces nouvelles situations.
  6. Établissez des limites – Il est essentiel que vous fixiez vos limites personnelles. Votre vie personnelle devrait rester privée. Ne confondez pas votre rôle de parent avec celui d’ancien conjoint.
  7. Faites régner la stabilité et la sécurité – Il est sain d’avoir une structure et une routine, elles fournissent une stabilité. Il est possible que les enfants aient à composer avec deux ensembles de règles, selon la maison où ils se trouvent. Ils peuvent donc avoir de la difficulté à s’adapter à cette situation si vous, en tant que parent, n’appuyez pas ce changement et ne leur facilitez pas les choses. En établissant une routine facile à suivre, vous créez un sentiment de sécurité chez vos enfants, surtout en cette période de changement.

Notre prochain billet sera consacré à demander de làide. Pour parler à un thérapeute conjugal, composez le 1 866 833-7690 ou visitez travailsantévie.com afin de connaître les services et les programmes que nous offrons.

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