Survivre à la crise financière de la quarantaine

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Surviving a mid-life financial crisisLes gens qui vivent leur « crise de la quarantaine » nous font souvent bien rire, par exemple la femme qui se fait couper les cheveux très courts pour changer de style ou l’homme qui s’achète une Porsche à 60 000 $. Mais… si cette femme se faisait couper les cheveux parce qu’ils vont tomber à cause de sa chimiothérapie? Ou si cet homme s’offrait un cadeau hors de prix après avoir survécu à un infarctus?

Ces situations constituent une véritable crise de la quarantaine, et elles n’ont rien de drôle.

Sur le plan financier, il n’y a pas que les maladies très graves qui peuvent nuire à nos projets de retraite. Une invalidité ou une longue période de chômage peuvent gruger une grande part de notre épargne-retraite, mais la plupart d’entre nous n’y pensent pas avant que cela nous arrive ou touche un de nos proches.

Reprenons l’exemple de l’homme qui doit se rétablir d’un infarctus. C’est tout à fait possible. En effet, selon la Fondation des maladies du cœur du Canada, il survient 6 000 infarctus par mois. Le coût du rétablissement se calcule comme suit : les six mois de congé de maladie de monsieur plus les trois mois de congé que madame son épouse doit également prendre pour s’occuper de lui. Pour compenser la perte de leurs salaires, ils doivent compter sur leur REER. Compte tenu d’un taux d’imposition moyen de 34 %, il leur faut retirer 90 000 $ pour obtenir les 60 000 $ en question. S’ils sont comme 67 % des Canadiens qui ont moins de 100 000 $ dans leur REER (enquête BMO Léger), on peut dire que l’infarctus de monsieur les a pratiquement ruinés. Si une telle chose vous arrivait, comment vous en sortiriez-vous?

La bonne nouvelle, c’est que vous pourriez vous en tirer à bon compte. Vous bénéficiez peut‑être d’une assurance invalidité et maladies grave au travail ou, encore mieux, vous avez souscrit ces assurances de votre propre chef. Vous avez établi un fonds d’urgence équivalant à six mois de salaire, la valeur de votre REER est supérieure à la moyenne et vous avez maximisé votre CELI. Bon, là, je fais de l’humour, car la plupart des Canadiens ne sont pas dans cette situation, loin de là!

Toutefois, j’ai décrit l’idéal vers lequel nous devrions tous tendre. Si vous n’avez pas d’assurance invalidité et maladies graves au travail, consultez un conseiller financier afin de trouver un régime d’assurance abordable. Utilisez votre CELI pour constituer votre fonds d’urgence afin de ne pas avoir à puiser dans votre REER si une vraie crise de la quarantaine vous touchait. Il est préférable de se préparer au pire que de devoir y réagir. Et si jamais vous mettez tout cet argent de côté pour rien parce que la vie vous aura épargné par ce type de crise? Eh bien, faites-vous plaisir et achetez cette Porsche!

Pour obtenir un autre point de vue sur vos finances, communiquez avec votre PAEF pour parler avec un conseiller ou obtenir des conseils financiers afin de réaliser vos objectifs.

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