Le commérage en milieu de travail peut nuire à la santé mentale

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Le commérage en milieu de travail peut nuire à la santé mentaleLe commérage semble faire partie de nos mœurs, et ce, depuis des temps immémoriaux. Qu’ils visent des voisins, des membres de notre famille ou des collègues, les potins allument notre curiosité et sont divertissants… jusqu’à un certain point. Il suffit de jeter un coup d’œil aux périodiques près des caisses des supermarchés, de lire les faits divers sur Internet ou de regarder une émission de téléréalité pour réaliser combien nous aimons le cancan et à quel point nous nous intéressons à la vie des autres, à leurs manies et à leurs problèmes.

En allemand, cette fascination enthousiaste à propos du malheur d’autrui se dit schadenfreude.

Entendre les dernières nouvelles croustillantes à propos de quelqu’un et répandre un ragot bien juteux peut attiser la curiosité, flatter des ego et augmenter les cotes de popularité. Tout cela est passionnant jusqu’à ce que nous nous retrouvions dans l’œil du cyclone et que nous devenions la cible des potins.

La médisance n’est rien de moins que de l’intimidation.

Il en est de même pour le commérage en milieu de travail. Il peut faire bien plus qu’embarrasser ou blesser : il peut aussi avoir une incidence négative sur la productivité et, à long terme, s’avérer nocif pour la santé mentale.

Que pouvez-vous faire pour empêcher le commérage au travail et comment réagir si vous en êtes victime?

Comment mettre un frein au commérage en milieu de travail

Cessez de répandre les ragots. Nous vivons dans une société qui est constamment bombardée par de mauvaises nouvelles et par les gestes répréhensibles des autres, alors ne faites pas circuler les potins. Contentez-vous de transmettre les bonnes nouvelles. Si vous lisez de l’information négative dans un courriel, un blogue ou les médias sociaux, abstenez-vous de la transmettre ou de la commenter. Après tout, le meilleur moyen pour contenir un feu est de cesser de l’alimenter. Si vous entendez une personne médire à propos d’une autre, quittez la pièce en guise de protestation.

Faites preuve de réserve. Attention à ce que vous communiquez à vos collègues. Ne divulguez ni vos opinions ni des renseignements personnels à propos des collègues. Cette règle est particulièrement cruciale en ce qui concerne les écrits, comme les courriels : une fois envoyés, vos courriels échappent à votre contrôle et peuvent être transférés à n’importe qui. Soyez avares de détails et n’oubliez pas cette règle au moment d’envoyer un courriel à plusieurs personnes : si vous n’êtes pas disposé à voir votre courriel publié dans le bulletin de votre organisation avec votre nom à côté du message, il est peut-être préférable de ne pas l’envoyer.

Soyez dignes de confiance. Nous passons beaucoup de temps au travail, alors il est normal de faire part de certains renseignements personnels à nos collègues. Avant de faire une confidence à l’un d’eux, assurez-vous qu’il est digne de confiance et ne le faites jamais par écrit. Si un collègue vous confie des renseignements personnels, traitez-les avec le plus grand respect. Ainsi, les gens vous respecteront et vous serez digne de confiance à leurs yeux.

Soyez le messager des bonnes nouvelles. En ne communiquant que les bonnes nouvelles au sujet de vos collègues, vous contribuerez à assainir le climat de travail. Annoncer un récent accomplissement, souligner la bonne action d’un collègue à l’égard de quelqu’un ou mentionner à quel point vous aimez travailler avec les autres membres de l’équipe, tout cela favorise un milieu de travail positif, et les autres emboîteront le pas.

Opposez-vous au commérage en milieu de travail. Vous parviendrez peut-être à stopper le commérage en communiquant votre désapprobation à leur instigateur, en lui demandant respectueusement de cesser de divulguer des renseignements personnels ou non fondés à votre sujet. Si vous avez déjà tenté cette approche et que les ragots continuent, dénoncez cette situation à votre supérieur immédiat ou à un représentant des Ressources humaines de votre organisation. Cela fait partie de leur travail de vous aider et d’intervenir, par exemple en prenant des mesures disciplinaires à l’égard de toute personne qui a mal agi, si la situation l’impose.

Obtenez de l’aide. En plus de l’aide que peuvent apporter votre supérieur immédiat et votre représentant des Ressources humaines, un conseiller du PAEF peut vous fournir l’encadrement nécessaire pour mieux gérer les conséquences du commérage et éviter à l’avenir d’entrer dans ces dynamiques en milieu de travail.

Au bout du compte, les potins n’ont pas leur place dans un milieu de travail sain, car ils n’apportent que souffrance et désarroi. Comme ma mère dit toujours, « lorsqu’on n’a rien à dire de gentil, mieux vaut se taire ». Une phrase simple, mais pleine de sagesse!

 

 

 

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